| Fréquence requise pour cette action | Élevée : le plus souvent possible |
| Coût en temps | De faible à élevé selon votre degré d’implication |
| Coût en argent | Nul |
| Possibilité de conserver l’anonymat | Non auprès des gens que vous tentez de convaincre |
| Nécessité d’apparaître publiquement | Non, en dehors de vos contacts immédiats |
Vous entendrez parfois un autre type d’objections : celles de vos interlocuteurs qui, tout en se déclarant d’accord avec l’UPR, vous rétorqueront néanmoins que « l’UPR dit la même chose que » tel ou tel autre parti ou responsable politique. C’est une façon insidieuse d’affirmer que l’UPR n’aurait au fond rien d’original, et qu’elle ferait donc mieux de fermer boutique pour se rallier à ce fameux parti ou responsable, censé « dire la même chose » qu’elle, et dont vos contradicteurs se sentent proches.
C’est ainsi que :
- des sympathisants du Parti de Gauche vous assureront que « l’UPR dit la même chose que Mélenchon ».
- des militants du Front National vous certifieront que « l’UPR dit la même chose que Le Pen » car « le Front National veut lui aussi sortir de l’Europe » [sic].
- des électeurs du Mouvement Républicain et Citoyen vous garantiront que « l’UPR dit la même chose que Chevènement ».
- des partisans du Mouvement pour la France estimeront que « l’UPR dit la même chose que Philippe de Villiers ».
- les cybermilitants de Solidarité & Progrès vous inviteront à admettre que « l’UPR dit la même chose que Cheminade ».
- ceux de Dominique de Villepin vous appelleront au rassemblement derrière l’ancien Premier ministre en vous certifiant que « l’UPR dit la même chose que Villepin ».
- ceux de Debout la République vous jureront qu’il « ne faut pas diviser les gaullistes » [sic] et glisseront sur le ton de la confidence que « l’UPR dit la même chose que Dupont-Aignan ».
- quelques-uns du NPA se hasarderont à lancer que « l’UPR dit la même chose que Besancenot ».
- vous trouverez même des électeurs du MoDem pour trouver qu’au fond « l’UPR a les mêmes valeurs d’honnêteté et de sincérité que Bayrou ».
Avec un peu d’habitude, vous accueillerez toutes ces affirmations contradictoires avec le plus grand flegme et vous pourrez répondre calmement à vos interlocuteurs ce qui suit :
1) si tous nos contradicteurs réunis estiment que l’UPR « dit la même chose que MM. Mélenchon, Le Pen, Chevènement, de Villiers, Cheminade, de Villepin, Dupont-Aignan, Besancenot, Bayrou », etc., cela ne peut, logiquement, résulter que de deux situations :
- soit que les susnommés disent eux aussi tous la même chose. Vos interlocuteurs seront les premiers à convenir du contraire. Cette explication n’est donc pas la bonne.
- Soit que l’UPR fait des analyses et des propositions dans lesquelles se retrouvent les sympathisants des partis politiques les plus variés et les plus opposés. Ce constat vous permettra de retourner alors l’objection à vos interlocuteurs : elle prouve mieux que de longs discours que l’UPR est en train de réussir cette rare alchimie de rassembler pour de bon les Français de tous les horizons. Pourquoi cela ? Parce que l’UPR se focalise sur l’essentiel, à savoir la sauvegarde de la France et de la République. Cet essentiel constitue précisément le plus grand commun dénominateur à tous les Français.
2) le point précédent ayant été exposé, vous pourrez ensuite l’approfondir avec votre interlocuteur si celui-ci, tout en se déclarant d’accord avec l’UPR, se refuse néanmoins à nous rejoindre.
Vous pourrez opportunément lui demander de préciser ce qu’il nous reproche exactement. Vous verrez alors, dans la plupart des cas, votre interlocuteur émettre deux types de réserves à l’égard de l’UPR :
- d’une part, il sera susceptible de vous dire que notre mouvement n’est pas suffisamment connu pour qu’il se décide à y adhérer, et regrettera en particulier qu’il n’en soit jamais fait mention à la télévision ni à la radio. Vous pourrez répondre que le fait est exact mais qu’il devrait être un motif d’intérêt et non de défiance. Si l’UPR disait en effet « la même chose » que tous les partis politiques susnommés, on voit mal pourquoi notre mouvement ferait l’objet d’un tel barrage médiatique. Si les grands médias observent au contraire la loi du silence sur notre existence, c’est bien que nous ne « disons » justement pas la même chose et que l’UPR présente des particularités qui la rendent extrêmement indésirable aux yeux de la demi-douzaine de groupes financiers et industriels qui tiennent les médias dans notre pays.Vous prouverez ainsi à votre sympathisant que renoncer à adhérer à l’UPR pour la seule raison que c’est un mouvement dont les médias ne parlent pas, c’est ipso facto reconnaître la légitimité d’une situation où une demi-douzaine de groupes financiers et industriels se sont octroyés le pouvoir de circonscrire arbitrairement le champ des débats autorisés, et celui de présélectionner les mouvements politiques ayant le droit d’y participer. Une telle situation porte un nom : la dictature par l’argent. Souhaite-t-il vraiment la conforter, en se conformant docilement à ce qu’elle a décidé ?
- d’autre part, il regrettera vraisemblablement que l’UPR ne prenne pas de positions tranchées sur tel ou tel sujet polémique, ou qu’il n’adopte pas une rhétorique qui permette de le situer selon l’habituel clivage droite-gauche.
Ainsi les sympathisants du Parti de Gauche ou du MRC regretteront que l’UPR « ne se situe pas clairement à gauche », ou ne « parle pas assez du social » ; les sympathisants du Front National regretteront que l’UPR « ne parle pas assez des questions d’insécurité et d’immigration » ; certains partisans du MPF regretteront que l’UPR ne s’oppose pas à l’IVG et « parle un peu trop de la République » ; les cybermilitants de Solidarité & Progrès regretteront que nous ne dénoncions pas la « synarchie », ceux de Debout la République que nous ne dénoncions pas le « matraquage fiscal » et la « chasse aux automobilistes », ceux du NPA que nous ne proposions pas la « taxation des profits patronaux », etc.
À tous ces reproches vous répondrez, là aussi, que le fait est exact mais qu’il devrait, là encore, être un motif d’intérêt et non de défiance.
Si l’UPR se refuse à faire son cheval de bataille de tous les thèmes d’actualité et de toutes les polémiques, c’est parce que, conformément à sa Charte fondatrice, « l’UPR est le parti qui a décidé de ne pas se laisser entraîner dans des débats accessoires lorsque l’essentiel est en jeu » (Charte, page 6, dernier paragraphe).
Vous ferez valoir à votre interlocuteur que c’est justement parce que l’UPR refuse de prendre des positions sur ces sujets polémiques, qui restent de second ordre aussi importants soient-ils, qu’elle est à même de rassembler les Français sur l’objectif stratégique essentiel, qui est de sortir au plus vite de la construction européenne.
Vous lui ferez au passage remarquer ce qui figure déjà dans notre Charte fondatrice, à savoir qu’ « il ne sert à rien de débattre sans fin, voire de se déchirer, sur la fiscalité, la lutte contre les délocalisations, le financement des retraites, l’immigration, l’environnement, etc., puisque les grandes décisions stratégiques en la matière, qui ont été dérobées au peuple français, sont déjà prises par les dirigeants non élus de la BCE et les services de la Commission européenne, composés de fonctionnaires également non élus » (Charte, p.6).
3) Cette évocation des pouvoirs dévolus aux institutions européennes vous permettra enfin d’aborder le vif du sujet en faisant remarquer à votre interlocuteur qu’en dépit de l’image qu’il en a peut être, aucun autre parti politique français ne dit et ne propose la même chose que l’UPR sur la question européenne.
Votre interlocuteur, quel qu’il soit, vous accordera généralement que l’UPR ne dit en effet pas la même chose que les partis ou les responsables politiques ayant appelé à voter Oui à la Constitution européenne (UMP, PS, Verts, MoDem, etc.).